International · Mise en conformité

Compte à l'étranger non déclaré : quels risques, et comment se mettre en conformité

Beaucoup de personnes détiennent un compte à l'étranger — un héritage, une ancienne expatriation, un bien acquis hors de France, un contrat souscrit il y a longtemps — sans l'avoir déclaré, parfois sans même savoir qu'elles auraient dû. La situation pèse, et l'incertitude sur ce qu'on risque est souvent plus lourde que la réalité. Voici les repères essentiels.

L'obligation de déclarer, même sans revenus

Si vous êtes résident fiscal français, vous devez déclarer chaque année, avec votre déclaration de revenus, tout compte détenu, ouvert, utilisé ou clos à l'étranger (formulaire n° 3916). Cette obligation vaut aussi pour les contrats d'assurance-vie et de capitalisation souscrits hors de France, et, depuis quelques années, pour les comptes d'actifs numériques.

Un point revient souvent : cette obligation existe indépendamment du fait que le compte ait produit ou non des revenus. Un compte qui « dort » doit être déclaré.

Ce que vous risquez

En l'absence de déclaration, plusieurs conséquences peuvent se cumuler :

Ces risques ne se matérialisent pas tous systématiquement, et leur ampleur dépend étroitement de votre situation. Mais leur cumul possible explique pourquoi il vaut mieux agir que laisser courir.

Pourquoi attendre n'est plus une stratégie

Depuis la généralisation de l'échange automatique d'informations entre administrations fiscales (norme commune de déclaration de l'OCDE), les banques étrangères transmettent chaque année aux autorités de leur pays les informations sur les comptes détenus par des non-résidents — informations ensuite communiquées à l'administration française.

Autrement dit, l'administration a désormais accès, ou peut avoir accès, à l'existence de votre compte. La discrétion d'hier n'existe plus, et c'est ce qui change toute l'équation entre « attendre » et « régulariser ».

La mise en conformité

Depuis la fermeture, fin 2017, du service dédié aux régularisations, il n'existe plus de barème automatique de remise des pénalités. Mais une démarche spontanée reste possible — et elle reste votre meilleure carte : engagée avant tout contrôle, elle témoigne de votre bonne foi et place la discussion sur les pénalités dans de bien meilleures conditions.

Concrètement, une régularisation suppose de :

C'est un travail technique, mais balisé — et bien moins anxiogène une fois structuré.

Comment je vous accompagne

Mon rôle est d'abord d'évaluer votre situation sans la dramatiser : ce que vous devez, ce que vous risquez réellement, et le coût prévisible d'une régularisation. Je prépare ensuite le dossier, je le chiffre, et je vous accompagne dans les échanges avec l'administration, jusqu'à la sécurisation de votre situation. L'objectif : que vous repassiez du bon côté, en sachant précisément où vous en êtes.

Bon à savoir. Cet article présente des principes généraux et ne constitue pas un conseil personnalisé. Chaque situation fiscale est particulière — un échange direct permet d'évaluer la vôtre.
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