International · Mise en conformité
Compte à l'étranger non déclaré : quels risques, et comment se mettre en conformité
Beaucoup de personnes détiennent un compte à l'étranger — un héritage, une ancienne expatriation, un bien acquis hors de France, un contrat souscrit il y a longtemps — sans l'avoir déclaré, parfois sans même savoir qu'elles auraient dû. La situation pèse, et l'incertitude sur ce qu'on risque est souvent plus lourde que la réalité. Voici les repères essentiels.
L'obligation de déclarer, même sans revenus
Si vous êtes résident fiscal français, vous devez déclarer chaque année, avec votre déclaration de revenus, tout compte détenu, ouvert, utilisé ou clos à l'étranger (formulaire n° 3916). Cette obligation vaut aussi pour les contrats d'assurance-vie et de capitalisation souscrits hors de France, et, depuis quelques années, pour les comptes d'actifs numériques.
Un point revient souvent : cette obligation existe indépendamment du fait que le compte ait produit ou non des revenus. Un compte qui « dort » doit être déclaré.
Ce que vous risquez
En l'absence de déclaration, plusieurs conséquences peuvent se cumuler :
- une amende de 1 500 € par compte et par année non déclarée — portée à 10 000 € lorsque le compte est situé dans un État non coopératif ;
- l'imposition des revenus non déclarés (intérêts, dividendes, plus-values), assortie des intérêts de retard et de majorations pouvant aller de 40 % (manquement délibéré) à 80 % ;
- un délai de contrôle allongé : pour les avoirs étrangers non déclarés, l'administration peut remonter jusqu'à dix ans, contre trois habituellement ;
- lorsque l'origine des sommes n'est pas justifiée, une taxation possible aux droits de mutation au taux de 60 % ;
- dans les situations les plus graves, un risque pénal de fraude fiscale.
Ces risques ne se matérialisent pas tous systématiquement, et leur ampleur dépend étroitement de votre situation. Mais leur cumul possible explique pourquoi il vaut mieux agir que laisser courir.
Pourquoi attendre n'est plus une stratégie
Depuis la généralisation de l'échange automatique d'informations entre administrations fiscales (norme commune de déclaration de l'OCDE), les banques étrangères transmettent chaque année aux autorités de leur pays les informations sur les comptes détenus par des non-résidents — informations ensuite communiquées à l'administration française.
Autrement dit, l'administration a désormais accès, ou peut avoir accès, à l'existence de votre compte. La discrétion d'hier n'existe plus, et c'est ce qui change toute l'équation entre « attendre » et « régulariser ».
La mise en conformité
Depuis la fermeture, fin 2017, du service dédié aux régularisations, il n'existe plus de barème automatique de remise des pénalités. Mais une démarche spontanée reste possible — et elle reste votre meilleure carte : engagée avant tout contrôle, elle témoigne de votre bonne foi et place la discussion sur les pénalités dans de bien meilleures conditions.
Concrètement, une régularisation suppose de :
- reconstituer l'historique du compte et des avoirs ;
- déposer les déclarations rectificatives sur les années non prescrites ;
- déclarer les comptes et contrats concernés ;
- chiffrer les droits et pénalités, puis échanger avec l'administration.
C'est un travail technique, mais balisé — et bien moins anxiogène une fois structuré.
Comment je vous accompagne
Mon rôle est d'abord d'évaluer votre situation sans la dramatiser : ce que vous devez, ce que vous risquez réellement, et le coût prévisible d'une régularisation. Je prépare ensuite le dossier, je le chiffre, et je vous accompagne dans les échanges avec l'administration, jusqu'à la sécurisation de votre situation. L'objectif : que vous repassiez du bon côté, en sachant précisément où vous en êtes.
Prenons rendez-vous
Parlons de votre fiscalité.
Décrivez-moi votre situation par email — je vous réponds sous 72 heures ouvrées.
contact@gindro-avocat.fr